Emily Loizeau aux Primeurs de Massy avant son envolée

Depuis 1998, le festival des primeurs de Massy reçoit des artistes qui deviendront grands comme peut en attester la programmation des précédentes éditions (Mickey 3D et Tété en 2000, Camille et Vincent Delerm en 2002, Anaïs et Pauline Croze pour la dernière édition).

Ce soir, c’était au tour d..Emily Loizeau de s’y produire. Le répertoire s’ouvre sur « L’autre bout du monde » qui se fait de plus en plus entendre ces derniers temps sur nos ondes. Emily enchaîne avec le poignant « I’m alive », un des trois titres anglais de l’album, surprenant car lorsque des artistes français chantent en anglais c..est plutôt pour faire un cover de « Like a rolling stone ». C’est d’ailleurs avec des titres écrits en anglais, sa langue maternelle, qu’Emily Loizeau a commencé la scène fin 2001.

Emily entonne ensuite une comptine de son cru, une histoire de poupée vaudou et d’aiguilles pour celui qui ne l’aimera pas, qui vient très bien se coller à la chanson « Je ne sais pas quoi choisir » ou comment une fille ne cesse pas de changer d’avis.

Emily qui a le talent des intermèdes mutins, introduit une nouvelle chanson en disant « nous allons vous jouer un chef d’oeuvre » et si ce terme est peut-être hyperbolique, c’est une chanson très entraînante et des plus agréables que nous entendons, « Voilà pourquoi ». Le public semble être emballé par ce texte loufoque. Contre toute attente, Emily et ses musiciens descendent de scène. Elle nous intime de nous asseoir en tailleur et dans un accent toujours aussi drôle, nous demande de nous imaginer sur la plage autour d’un feu en train de manger des chamalow grillés. Ce n’est pas de la guimauve qu’elle nous sert lorsqu’elle et Cyril, son guitariste / batteur entonnent « Jasseron » très bien accompagné à la contrebasse par Olivier. Ce duo co-écrit avec Franck Monnet qui suit sa carrière depuis le début est un des clous du spectacle. Nous sommes tous par terre (allez demander à 400 personnes de gentiment s’asseoir sur le sol d’une salle de concert…) et la proximité est des plus intéressantes, pas de micro, pas d’estrade. Un instant de bonheur proche de celui qu’on peut ressentir bien entouré, un soir à la veillée d’un feu de plage, un demi-chamallow grillé sur une brindille.

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